Analyse de ‘Dernier Souffle’ : Woody Harrelson et Simu Liu dans un captivant thriller sous-marin inspiré de faits réels.

Analyse de 'Dernier Souffle' : Woody Harrelson et Simu Liu dans un captivant thriller sous-marin inspiré de faits réels.

« Last Breath » est un thriller sous-marin captivant inspiré d’un accident de plongée à saturation survenu en 2012. Le film, basé sur un documentaire, suit trois plongeurs confrontés à une tempête qui compromet leur mission. La narration, réaliste et sans embellissements, met en lumière les enjeux de survie et les dilemmes moraux du capitaine. Grâce à une mise en scène authentique, le suspense grimpe alors que Chris Lemons lutte pour sa vie à 300 pieds sous l’eau.

Un Thriller Sous-Marin Captivant

Un certain type de drame logistique, inspiré de faits réels, nous amène à réfléchir à la manière dont la plupart des films intègrent des éléments théâtraux. « Last Breath » s’inscrit dans cette lignée, en nous plongeant dans un thriller sous-marin basé sur un tragique accident de plongée à saturation survenu au large des côtes écossaises en 2012. Ce film explore des thèmes de survie, d’héroïsme, et de la peur d’être emprisonné dans des eaux glaciales, à 300 pieds sous la surface de l’océan.

Une Réalisation Ancrée dans la Réalité

En visionnant « Last Breath », on ne peut s’empêcher de penser qu’un récit fictif de Hollywood aurait probablement introduit un antagoniste, comme un saboteur ou un capitaine de navire plus préoccupé par les bénéfices que par la vie humaine. Pourtant, ce film, d’une durée de 93 minutes, reste concentré sur sa situation centrale, ce qui lui confère une efficacité palpable, bien qu’il puisse sembler quelque peu limité dans son approche. En effet, il ne dramatise jamais les événements, s’en tenant toujours à une représentation fidèle des réalités déconcertantes qu’il dépeint.

Le film est basé sur un documentaire britannique de 2019, du même nom, co-réalisé par Alex Parkinson, qui fait ses débuts en tant que réalisateur dramatique. Son travail est solide, permettant de ressentir l’empreinte documentaire qui accentue la tension authentique du film. Les premières séquences plongent le spectateur dans l’univers complexe de la plongée à saturation, une profession parmi les plus dangereuses au monde, où l’équilibre entre le corps humain et les gaz respiratoires est crucial.

« Last Breath » suit trois plongeurs qui travaillent à remplacer une section d’un pipeline transportant du gaz au fond de la mer du Nord. Les décors du film sont si réalistes qu’on a l’impression d’observer de véritables machines et équipements de plongée, comme la cloche de plongée qui les emmène sous l’eau. Cet appareil, ressemblant à un sous-marin en forme de haricot, est essentiel pour leur mission.

Dès la scène d’ouverture, nous faisons la connaissance de Chris Lemons (Finn Cole), un plongeur écossais qui fait ses adieux à sa fiancée, Morag (Bobby Rainsbury), dont l’inquiétude quant à son métier est palpable. À son arrivée au camp de base, Chris retrouve Duncan Allcock, un plongeur chevronné. Même si le film met en avant des personnages, leur caractérisation reste limitée, laissant place à l’intensité de la situation. Duncan se présente comme le vétéran de l’équipe, tandis que David Yuasa, joué par Simu Liu, est le membre plus réservé, mais dont le charisme transparait à l’écran.

Alors que Duncan reste dans la cloche, Chris et David, équipés de leurs tenues de plongée, s’aventurent au fond de la mer pour effectuer une tâche qui devrait être routinière. Cependant, une tempête fait rage à la surface, compliquant leur mission. Les plongeurs se retrouvent rapidement en difficulté lorsque la corde vitale qui les relie à leur navire se rompt, les laissant à la merci des profondeurs.

À partir de ce moment critique, l’accident se déroule en temps réel, et le suspense atteint son paroxysme. Chris, maintenant sans oxygène, doit lutter pour sa survie, tandis que l’équipage à la surface fait tout pour le retrouver. Le film illustre les dilemmes moraux et les choix difficiles auxquels le capitaine doit faire face, ajoutant une dimension supplémentaire à cette histoire déjà dramatique.

Je ne dévoilerai pas les détails de la conclusion, mais il est évident qu’une histoire telle que celle-ci ne peut que captiver le public, tout en mettant en lumière les défis réels auxquels sont confrontés ceux qui travaillent dans des conditions extrêmes.