Analyse de ‘Lead Belly’ – Une exploration du traumatisme infantile à travers une narration non linéaire [Panic Fest ’25]

Le film *Lead Belly*, réalisé par Stephen King Simmons, explore les traumatismes d’enfance à travers l’histoire de deux frères, Kyle et Marcus, luttant avec l’alcoolisme de leur père et les répercussions de leur passé familial. En s’aventurant dans des éléments surnaturels, le récit aborde des thèmes de résilience et de mémoire, bien que sa narration non linéaire puisse parfois déstabiliser le spectateur. Les performances des jeunes acteurs, notamment Liam Foehl et Bastian Carrasco Betemps, sont particulièrement marquantes.

Le Traumatisme de l’Enfance et ses Conséquences

Souvent, les enfants héritent de mécanismes d’adaptation néfastes de leurs parents, notamment lorsque ces derniers luttent contre des problèmes de santé mentale, des dépendances ou des relations toxiques. Cela peut engendrer un cycle néfaste qui impacte profondément le bien-être émotionnel des jeunes. Lead Belly propose une exploration poignante de ce traumatisme infantile, intégrant habilement des éléments surnaturels pour faire passer son message, bien que sa narration non linéaire puisse parfois dérouter le spectateur.

Une Histoire de Frères et de Résilience

Écrit, réalisé, monté et composé par Stephen King Simmons (The Parker Sessions), Lead Belly se déroule en 1997 et suit deux frères, Kyle (Bastian Carrasco Betemps) et Marcus (Liam Foehl), alors qu’ils tentent de surmonter les traumatismes liés à leur enfance et au divorce de leurs parents. Leur relation avec leur père Michael (Danny James) est tendue, principalement en raison de son alcoolisme et de l’impact dévastateur qu’il a eu sur leur mère, Sara (Emily Ashby). Les événements tragiques, y compris la fausse couche de leur mère, pèsent lourdement sur leurs jeunes esprits. L’invitation de leur père à passer l’été avec lui ne suscite guère d’enthousiasme chez les garçons.

En dépit des objections de Sara, Michael emmène les enfants dans son appartement chaotique, presque vide et peu accueillant. Pour tenter de les rapprocher, il les conduit à un magasin de vidéos pour louer des films. Kyle, curieux, s’introduit dans la section réservée aux films d’horreur, rappelant les jours où de tels films étaient soigneusement gardés à l’abri des yeux des enfants.

Cette nuit-là, ils regardent des films d’horreur tout en partageant un repas simple préparé par leur père, qui les met en garde contre les cauchemars. Les prémonitions de Michael s’avèrent justes, car Kyle commence à être hanté par des visions troublantes et des bruits étranges. En parallèle, les souvenirs douloureux des conflits parentaux et de la perte de leur mère resurgissent, renforçant la dépression de Sara. Une cicatrice sur le flanc de Kyle est un rappel constant des traumatismes passés, dont l’origine sera révélée plus tard.

Lead Belly marque le premier rôle principal de Liam Foehl dans un long métrage, et il livre une performance saisissante en tant que Marcus. Bastian Carrasco Betemps, également dans son premier rôle principal, interprète avec émotion le jeune Kyle, dont l’innocence contraste avec la réalité difficile de sa famille, désireux de retrouver l’harmonie familiale.

Au fil de l’histoire, Kyle, Marcus et Michael commencent à éprouver des symptômes étranges, comme des saignements de nez, tout en apercevant des silhouettes mystérieuses qui semblent vouloir communiquer avec eux.

Malgré des performances solides de la distribution et des métaphores puissantes illustrant le traumatisme, la narration de Lead Belly peut s’avérer confuse pour l’audience. Bien que l’art de raconter une histoire sans révéler tous les éléments puisse être captivant, dans ce cas, la structure non linéaire complique parfois la compréhension. Le dernier acte offre des éléments révélateurs, mais l’ensemble du film pâtit de flashbacks qui manquent de clarté, rendant la narration moins efficace.

Lead Belly a fait ses débuts au Panic Fest 2025, offrant une édition hybride qui a captivé les festivaliers cette année.