Des commandants iraniens envisagent une frappe préventive sur une base américano-britannique dans l’île Chagos pour dissuader une attaque militaire de Donald Trump. L’Iran possède des capacités balistiques allant jusqu’à 1 800 miles et pourrait étendre sa portée via des navires commerciaux. Face aux tensions croissantes, Trump menace d’un conflit si l’Iran ne cesse pas son soutien aux Houthis. En réponse, l’Iran dénonce ces menaces comme violant le droit international et promet une riposte rapide à toute agression.
Menaces militaires iraniennes contre une base américano-britannique
Des commandants militaires iraniens envisagent de lancer une frappe préventive sur une base américano-britannique située sur l’île Chagos dans l’océan Indien. Cette stratégie vise à dissuader le président Donald Trump d’initier une attaque militaire contre l’Iran, selon un rapport du Telegraph.
Les capacités militaires et les options d’Iran
Selon Ben Taleblu, l’Iran dispose d’une portée balistique ‘auto-imposée’ d’environ 1 200 miles, bien qu’il soit soupçonné que le Corps des Gardiens de la Révolution Islamique (CGRI) pourrait avoir des capacités atteignant jusqu’à 1 800 miles grâce à son missile Khorramshahr-2. De plus, une version plus avancée, le Khorramshahr-4, également connu sous le nom de missile Kheibar, est suspectée de pouvoir surpasser les autres missiles iraniens en portée, bien que ses capacités n’aient pas été entièrement vérifiées.
Bien qu’il ne puisse pas atteindre une cible américaine à environ 2 400 miles de sa frontière sud, l’Iran a démontré sa capacité à étendre sa portée d’attaque en utilisant des navires marchands et des pétroliers transformés en vaisseaux de guerre.
Taleblu a également mentionné la possibilité d’utiliser des missiles de croisière lancés depuis des conteneurs acquis à l’international, même depuis des pétroliers non modifiés ou des navires commerciaux. L’Iran pourrait également exploiter ses relations avec des groupes terroristes pour transférer des capacités de missiles vers des zones touchées par des conflits, comme le Yémen, afin d’atteindre des cibles plus au sud dans l’océan Indien.
Malgré les risques, ces options donnent à Téhéran des moyens de frapper plus loin que prévu, même si ces plateformes de lancement en mer pourraient être des cibles vulnérables en cas de riposte.
Dans un climat de tensions croissantes, Donald Trump a intensifié ses menaces envers l’Iran, avertissant d’un potentiel conflit direct si le pays ne mettait pas un terme à son soutien au groupe terroriste Houthi ou à son programme nucléaire.
En réponse, l’Iran a soumis une plainte au Conseil de sécurité des Nations Unies, qualifiant les menaces de Trump d’ ‘irresponsables et belliqueuses’, et soulignant qu’elles constituent une ‘violation flagrante du droit international.’
L’ambassadeur iranien à l’ONU, Amir Saeid Iravani, a mis en garde contre toute forme d’aventurisme militaire, promettant une réaction rapide et décisive à toute agression contre sa souveraineté ou ses intérêts nationaux.