Wario Land 4, mis à jour pour célébrer son ajout au catalogue GBA de Nintendo Switch Online, est une aventure captivante et décalée où Wario explore une pyramide à la recherche de trésors. Mélangeant exploration et défis variés, le jeu se distingue par ses couleurs vives, son style artistique unique et sa bande sonore mémorable. Les mécaniques de gameplay, telles que l’acquisition de pouvoirs humoristiques et les animations exubérantes de Wario, enrichissent l’expérience, bien que sa taille puisse parfois entraver la visibilité.
Mise à jour de la critique de Wario Land 4
Cette critique a été initialement publiée en mai 2014. Nous la mettons à jour et la republions pour célébrer l’ajout du jeu au catalogue GBA de Nintendo Switch Online + Expansion Pack.
Une aventure audacieuse et décalée
Bien que la série principale de jeux de plateforme de Wario ait été éclipsée pendant des années par les microjeux extravagants de Nintendo, ses jeux de plateforme captivants ont su fédérer une communauté de fans si dévouée qu’elle pourrait remplir des livres de 600 pages. Il est évident pourquoi : Wario Land 4 prend les éléments fondamentaux de la plateforme 2D, comme ceux de Mario, et les transforme en une aventure irrévérencieuse et pleine de surprises.
Il est presque inévitable de comparer Wario Land 4 au premier opus de la série WarioWare. Ces deux jeux ont été développés par Nintendo R&D1, avec une équipe similaire à l’œuvre. Wario Land 4 a fait ses débuts peu après la sortie de la Game Boy Advance en 2001, tandis que WarioWare a suivi deux ans plus tard. Visuellement, ces jeux partagent un style psychédélique vibrant qui a été introduit dans Wario Land.
Le jeu est un festival de couleurs, avec des teintes de violet et d’or qui correspondent parfaitement à son personnage central, le tout agrémenté d’un art pixel réaliste qui contraste avec son style cartoon. La bande sonore utilise également des échantillons vocaux étranges, préfigurant les sonorités qui deviendront emblématiques de WarioWare, tout en évoquant des mélodies surréalistes similaires à celles de l’incontournable EarthBound.
Le jeu commence par une quête où Wario, notre anti-héros, s’aventure dans une pyramide d’or mystérieuse, à la recherche de trésors. Plutôt que de suivre un format de plateforme classique, où l’objectif est simplement d’atteindre la fin de chaque niveau, Wario Land 4 propose plusieurs défis : dénicher la clé pour progresser, rassembler des morceaux de bijoux pour accéder aux combats de boss, et activer une bombe à retardement en forme de grenouille qui détruira tout sur son passage.
Cette structure de jeu présente ses avantages et ses inconvénients. D’une certaine manière, elle peut donner l’impression d’une chasse aux objets, nécessitant de collecter des éléments pour avancer. Cependant, cette approche offre également aux joueurs un sentiment de liberté et de non-linéarité, ainsi qu’une variation de rythme intéressante tout au long des niveaux.
La première moitié de chaque niveau est dédiée à l’exploration et à la collecte d’objets, sans limite de temps, ce qui encourage les joueurs à savourer leur environnement. En revanche, la seconde moitié se transforme en une course effrénée vers le début, une fois que la bombe à retardement est activée. R&D1 a brillamment adapté le concept d’exploration suivie d’une fuite désespérée, emprunté à Metroid, à chaque niveau.
Wario est contrôlé de manière classique : le D-pad pour se déplacer, ‘A’ pour sauter, ‘B’ pour attaquer et ‘R’ pour courir. Toutefois, il y a une multitude d’aptitudes et de mécaniques à maîtriser. En renversant un ennemi, Wario peut le ramasser et le projeter ; contrairement à Mario, où le lancer est souvent optionnel, Wario doit apprendre à lancer à différentes vitesses et angles pour résoudre des énigmes et vaincre ses adversaires.
Les compétences à acquérir ne s’arrêtent pas là : nage, roulade, attaques sautées, dash, attaques écrasantes et sauts accroupis sont également au programme. Il peut être judicieux de garder le manuel à portée de main pour surmonter certains défis subtils du jeu. Par exemple, pour vaincre l’un des boss, un rat mignon chevauchant un ours en peluche, il faut suivre un processus précis pour lui infliger des dégâts, tout cela dans un temps imparti de quatre minutes.
Un aspect marquant de Wario Land 4 réside dans les pouvoirs de Wario. Contrairement à Kirby qui acquiert des capacités en battant ses ennemis, Wario obtient ses pouvoirs lorsqu’il est touché. Ces capacités, souvent hilarantes, sont des punitions pour notre protagoniste corpulent. Par exemple, s’il est touché par une pomme, il devient ‘Wario Gros’, une version colossale de lui-même capable de détruire des murs. Les transformations sont variées et comiques, allant de l’allergie à l’abeille à d’autres formes farfelues.
Fidèle à son héritage de la Game Boy, Wario est représenté par un sprite qui occupe une grande partie de l’écran, ce qui est en fait un avantage : ses animations exubérantes et détaillées sont l’un des points forts du jeu, ajoutant une touche de personnalité à chaque mouvement. Dans un monde de protagonistes 3D, Wario Land démontre l’art précieux de la conception de sprites, chaque action débordant du charme et de l’arrogance de Wario.
Cependant, la taille imposante de Wario peut parfois gêner la visibilité, notamment lors de l’escalade des niveaux.